Installation vidéo
Moniteur professionnel de vidéosurveillance 12”
HD couleur, Stéréo, 6min
2024
Projections
OVNI Festival, Prix Sud Emergence, Nice, 2024
Artistes pour Gaza, Galerie Art-cade, Marseille, 2024
Pour moi, regarder l’horizon, c’est regarder l’endroit où l’on cesse de voir. L’horizon est un vertige, une disparition.
J’ai capturé des flux de webcams d’hôtels du monde entier que j’ai mélangés entre eux en entremêlant les ciels et les mers des différentes destinations. Les vidéos sont supposées rassurer le-la client.e avant qu’il-elle ne conclut sa réservation.
Ce travail fait écho aux paysages marins du photographe Gustave Le Gray (1820-1884), qui utilisait des négatifs différents pour le ciel et pour la mer avec une coupe au niveau de l’horizon, afin de composer ses images avec plus de liberté. Ces images, réalisées dès les années 1850, figurent parmi les premiers photo-montages de l’Histoire de la Photographie.
Ainsi combinées, ces images d’Épinal du tourisme apparaissent comme autant de cartes postales d’un monde dans lequel le ciel, la terre et la mer sont interchangeables.
J’aime faire un lien entre un motif classique de l’Histoire de l’Art et ces vidéos basse résolution, qui ont une telle latence qu’elles semblent revenir à l’état de photographies.
La bande son est entièrement composée à partir de mes enregistrements personnels.
Video installation
Professional 12" monitor
HD coulour, Stéréo, 6min
2024
Screenings
OVNI Festival, Prix Sud Emergence, Nice, France, 2024
Artistes pour Gaza, Galerie Art-cade, Marseille, France, 2024
For me, looking at the horizon means looking at the place where we stop seeing. The horizon is a vertigo, a disappearance.
I captured webcam feeds from hotels all over the world and mixed them together, interweaving the skies and seas of different destinations. The videos are supposed to reassure the customer before they complete their booking.
The work echoes the seascapes of photographer Gustave Le Gray (1820-1884), who used different negatives for the sky and the sea, with a cut-off at the horizon, to compose his images with greater freedom. These images, taken in the 1850s, are among the first photo-montages in the history of photography.
Combined in this way, these epinal images of tourism appear like postcards of a world in which the sky, land and sea are interchangeable.
I like to make a link between a classic motif from the History of Art and these low-resolution videos, which have such a latency that they seem to revert to the state of photographs.
The soundtrack is entirely composed from my personal recordings. (translated by an AI)










